Es-tu féministe, sexiste ou normal.e ?

17/08/20 | Divers

Attention, il y a un piège dans la question ! Ce dimanche, je me suis levée en forme avec l’intention de résoudre l’un des plus grands malentendus de l’humanité, tranquilou. Alors c’est parti, on commence tout de suite avec une citation que vous avez vu venir si vous êtes une personne bien informée :

“J’ai l’impression qu’on devrait arrêter d’appeler les féministes des ‘féministes’ et, à la place, nommer ceux qui ne le sont pas des ‘sexistes’ – tous les autres sont simplement humains. On est soit une personne normale soit une personne sexiste. Les étiquettes sont pour les mauvaises personnes”.

Maisie Williams en 2016 dans Entertainement Weekly (Pour ceux qui ne savent pas qui est Maisie Williams, elle interprète Arya Stark dans Game of Throne, un bout de femme costaud qui n’hésite pas à trancher des têtes par-ci par-là)

Je suis entièrement d’accord avec ce raisonnement rempli de bon sens. Je me rappelle l’avoir découvert en 2016, et m’être sentie heureuse que quelqu’un mette des mots sur ce que je ressentais exactement. Il faut dire qu’à l’époque, je m’exprimais sur la question à peu près de cette manière : “Oui, évidemment que je veux l’égalité homme-femme. Mais ça me semble juste normal, je ne veux pas me considérer pour autant comme une féministe”. Sans me rendre compte que c’était comme si je disais “Oui, évidemment j’ai une sorte de cartilage autour de mes narines, mais bon, je ne voudrais pas non plus y mettre l’étiquette de nez quoi.”

L’étiquette de “féministe” n’est vraiment pas agréable à porter. Le mot en lui-même donne l’impression d’un mouvement féminin qui s’érigerait contre les hommes. Et on voit la féministe type comme une femme un peu hystérique, qui va trop loin et dessert la cause – alors qu’on pourrait juste s’opposer au sexisme sans utiliser ce mot et s’éviter ainsi de trimbaler toute cette négativité et ces polémiques inutiles.

OUI, MAIS. (Evidemment qu’il y a un mais, sinon j’aurais rien à écrire dans mes articles.)

Le problème, c’est que la sagesse de Maisie Williams, que j’ai appliquée pendant des années, serait judicieuse si le problème venait des gens sexistes : or, le problème, c’est que la société est sexiste au plus profond de ses racines. Là où ça coince, à mes yeux, c’est qu’une personne normale, en 2020, est sexiste. Parce que même si elle est pleine de bonnes intentions et a reçu une éducation bienveillante, elle aura grandi dans une société sexiste. 

C’est difficile de s’en rendre compte, et encore plus à accepter. L’humain n’aime pas le changement, encore moins ce qui touche à son ego. Hommes comme femmes, nous avons intériorisé ce sexisme et nous continuons de le perpétuer en pensant que c’est la norme, et rompre cette norme demande de considérer le problème activement (oui, je sais, il fait un peu trop chaud pour réfléchir, mais allez chercher un bol de glaçon, c’est parti !)

Tour d’horizon de la situation en 2020 et quelques trucs à faire pour l’améliorer

1 Les femmes se chargent encore beaucoup plus que les hommes des tâches domestiques, sans parler de la charge mentale, c’est-à-dire le fait de devoir tout le temps porter dans un coin de sa tête la logistique du foyer. Pour mieux comprendre ce qu’est la charge mentale, je vous recommande d’aller faire un tour sur l’excellente page instagram “t’as pensé à” (allez-y pour de vrai, même si vous pensez avoir compris ! je vous surveille !)

→ Bon ben c’est simple, les hommes faites votre part des choses quoi. Ne vous contentez pas d’aider, car ça veut dire que vous considérez la femme comme la responsable du foyer et vous comme une aide ponctuelle. Juste, faites les choses aussi, du début à la fin (par exemple, faire une soupe, c’est décider de le faire, acheter et cuisiner les ingrédients, puis laver les ustensiles : ça semble évident, mais combien de mecs dans la salle l’ont déjà fait ? Levez la main pour voir ??)

Une photo de Frenchadventurer, qui en dit long…

2 Elles subissent encore tellement de clichés : on utilise par exemple l’instinct maternel pour les conditionner à passer plus de temps que les hommes avec les enfants, alors qu’il s’agit d’un mythe sans fondement scientifique ! On associe encore globalement la féminité à la douceur, la sensibilité, l’empathie… On s’imagine qu’il y aurait là une complémentarité avec la nature masculine plutôt du côté de l’action, des responsabilités, de la force… FOUTAISES ! Ces traits de caractère ne sont pas innés mais forgés par notre éducation et notre vécu. 

→ Soyons juste nous-mêmes, montrons notre ambition et notre force en tant que femme, notre sensibilité et nos faiblesses en tant qu’homme, en se demandant quel rôle a joué notre éducation dans la personne que nous somme. Renseignons-nous pour déconstruire les préjugés. Artistes, réfléchissons à tout ça quand nous créons des personnages.

3 Elles ne peuvent pas évoluer dans l’espace public comme les hommes le font : il faut éviter de marcher seule la nuit, de prendre certaines rues, etc. Et même se déplacer en plein jour et bien entourées ne les protège pas du harcèlement de rue : interpellations humiliantes, contacts non désirés dans les transports, intimidations…

→ Ouvrons les yeux. Éduquons les petits garçons à laisser les filles tranquilles au lieu d’éduquer les filles à se faire oublier. Réagissons si quelque chose se passe autour de nous dans l’espace public.

Manet, Tu viens ici souvent ? Vas-y réponds wesh

4 Elles portent la responsabilité de la contraception, alors que des solutions satisfaisantes ont été trouvées pour les hommes, mais ne sont pas commercialisées à cause de leurs effets secondaires… qui sont bien bien moins dangereux que ceux de la pilule. 

→ Renseignons-nous sur les progrès de la contraception masculine, et en attendant, les mecs, ne laissez pas les femmes toutes seules là-dedans, écoutez-les et aidez-les comme vous pouvez. Pour info, il faut être deux pour faire un bébé, donc ça vous concerne aussi.

5 A cause du tabou créé autour des règles considérées comme sales, la plupart des petites filles sont passées par l’expérience traumatisante de découvrir du sang dans leur culotte sans savoir de quoi il s’agit, et de passer des journées dans l’angoisse de “la tâche” qui les humilierait de la pire façon, le tout en devant cacher une douleur souvent incomprise et banalisée. 

→ parlons des règles, arrêtons d’y réagir avec du dégoût, prenons au sérieux les femmes quand elles ont mal et que ça affecte leur moral. 

6 C’est triste à dire, mais en 2020 la culture du viol est encore bien présente. C’est notamment le mythe selon lequel les hommes ne sauraient pas contrôler leurs “pulsions” et que ce serait aux femmes d’éviter les problèmes, ou encore le fait que la frontière entre séduction et agression ne soit pas bien délimitée. La honte est déplacée du côté de la victime, qui n’aurait pas dû s’habiller comme ça, boire autant à cette soirée, passer par cette rue de nuit… tandis que les coupables restent trop souvent impunis et peuvent continuer leur vie tranquilou. 

→ arrêtons de nous voiler la face en pensant que les violeurs ne sont que quelques tarés à emprisonner. La plupart des viols sont commis par des gens normaux, souvent des proches de la victime. Prenons position du côté des victimes, créons un espace safe pour qu’elles puissent s’exprimer sur ce qu’elles ont vécu et déplaçons la honte du côté des agresseurs. 

7 Les femmes ne sont jamais en paix avec les injonctions sur leur physique. Pour être physiquement acceptables, elles doivent consacrer du temps, de l’argent, et de la souffrance à faire la guerre à leurs poils (qui pour rappel sont aussi naturels que les poils masculins), mettre en valeur leur poitrine avec des soutien-gorges désagréables et surtout cacher leurs tétons qui sont sexualisés même chez les petites filles (alors qu’ils ne sont pas plus “sexuels” que les tétons masculins), se battre contre les effets du temps qui altèrent leur beauté alors qu’ils sont beaucoup mieux acceptés chez les hommes, développer une relation malsaine avec leur propre corps qui doit être ferme mais pas trop musclé, etc… On ne se rend pas compte du temps, de l’argent et de l’énergie mentale qui part dans tout ça, ni de la souffrance que ça engendre !

→ foutons la paix aux femmes sur leur physique. Acceptons qu’une femme naturelle, c’est une femme sans maquillage, avec du poil au jambe, de la cellulite, des rides, des seins de différentes formes… Les mecs, apprenez à vraiment trouver les femmes belles au naturel, et aidez vos copines à accepter leur corps au lieu de les laisser souffrir pour qu’elles correspondent aux critères.

Picasso, femme essayant de répondre à toutes les injonctions contradictoires sur son physique

8 C’est plus difficile pour elles de prendre de la place : encore sous-représentées, invisibilisées et rabaissées dans de nombreuses sphères, c’est plus difficile pour elles de faire entendre leur voix dans les débats, de se mettre en avant, d’accéder à certaines positions, d’être crédible. 

→ ouvrons les yeux sur leur invisibilisation dans les domaines qui nous intéressent (histoire, littérature, télé…). Et quand elles parlent, laissons-les parler bordel, et prenons-les au sérieux. 

9 Et la société ne manque pas d’inventivité pour les faire taire quand elles veulent dénoncer haut et fort toutes ces injustices : dans le passé, celles qu’on considérerait aujourd’hui comme “féministes” ont été massivement brûlées, assassinées, ou internées pour folie (on a tendance à le minimiser et le présenter comme un fun fact historique). Aujourd’hui, on a tendance à voir les féministes comme des hystériques, des femmes repoussantes et frustrées, majoritairement lesbiennes… 

→ avouez que vous avez ce cliché sur les féministes quelque part bien profond dans votre inconscient ! Il a été créé à dessein, pour entériner les revendications légitimes des femmes.

Bon, je vais m’arrêter là, il y aurait encore tellement de choses à dire… Mais je pense que ce petit tour d’horizon suffit à comprendre que NON, l’égalité homme-femme n’est pas encore atteinte dans les faits. Y a du boulot, hein ? La bonne nouvelle, c’est que si ce sexisme fait partie de la société et est incarné par chacun d’entre nous, ça veut aussi dire que chacun d’entre nous a la possibilité d’inverser la tendance, en ouvrant les yeux, en se renseignant, en écoutant les personnes bien renseignées et concernées, pour rendre le monde plus juste. 

… Et comment on s’applique à toujours être à côté de la plaque

Et en 2020, nous qui voulons avec les meilleures intentions cette égalité homme-femme, au lieu de s’attaquer directement à ces problèmes… on préfère se prendre la tête sur des débats inutiles. Ne vaudrait-il pas mieux dire “égalitariste” ou “humaniste” ? Ces féministes-là ne vont-elles pas trop loin ?? Et la liberté d’expression, que diable, on peut même plus rire ! Si on continue on va faire disparaître la galanterie ! Vous mettez tous les hommes dans le même panier ! Moi je trouve que les femmes sont belles sans maquillages ! Et les hommes aussi subissent des injonctions !! 

Artemisia Gentileschi, Débat féministe

Ces questionnements sont compréhensibles et méritent des réponses que je vais essayer de donner ci-dessous. Le problème, c’est qu’au lieu de s’intégrer au combat féministe, ils le remplacent et nous divisent. Essayez de mettre le sujet féministe sur la table lors d’un repas de famille ou d’une soirée (histoire de ruiner un peu l’ambiance), vous verrez que l’une de ces objections va fuser dans les minutes qui suivent et remplacer le débat d’origine. On arrivera à une conclusion inutile du style “oui, bien sûr, c’est pas tous les hommes, le problème c’est ceux qui pensent ceci cela”, et finalement on n’aura pas parlé du vrai problème et rien n’aura avancé. 

Donc, pour en finir avec ces faux débats d’autruche : 

1 Moi, je préfère dire que je suis humaniste / égalitariste. Les mots ont une histoire et un sens. L’humanisme est un mouvement de pensée de la Renaissance qui n’a pas grand chose à voir avec notre affaire. L’égalitarisme est une doctrine prônant l’égalité, qui englobe tous les aspects : le genre, l’origine, la classe sociale, l’orientation sexuelle… Si tu es égalitariste, tu es forcément féministe, c’est inclus dans le package. Et il semble judicieux de considérer ces inégalités séparément, car elles représentent toutes un combat à part entière ! (voir à ce propos ce très bon post de mécréantes)

2 Le féminisme était important autrefois, à l’époque des suffragettes, mais aujourd’hui l’égalité est atteinte. J’espère que tous les exemples que j’ai rassemblés dans cet article suffisent à prouver le contraire, et je voudrais rajouter que ceux qui utilisent cet argument aujourd’hui se seraient sans doute opposés aux suffragettes, considérées comme extrémistes à l’époque ! C’est beaucoup plus facile de vouloir que ce qui est “normal” aujourd’hui le reste que de faire un effort d’ouverture d’esprit ! Dans cinquante ans, quand on regardera en arrière et que nos petits-enfants trouveront horrible le sexisme de 2020… est-ce que vous voudrez leur dire que vous avez participé au changement, ou que papi était trop occupé à défendre le mot “égalitariste” et à dire à mamie qu’elle pourrait quand même s’épiler les aisselles pour aller à la plage ?

3 Faut pas mettre tous les hommes dans le même panier, moi je ne suis pas comme ça. Alors, je sais que c’est difficile à entendre, mais ceux qui utilisent des arguments comme ça vont devoir accepter que le monde ne tourne pas autour d’eux. Les hommes ont tendance à prendre tous les propos féministes comme des attaques personnelles, alors qu’en réalité ces propos s’attaquent au sexisme. Quelle que soit la pureté du comportement d’un homme envers les femmes, 1) il est très possible qu’il porte comme tout un chacun des préjugés intériorisés, 2) ça ne le dispense pas de s’opposer au sexisme

4 On ne parle pas assez de [insérer une autre cause]. Ah, nous revoilà au syndrome du végétarien qui ne devrait pas prendre l’avion ni avoir de smartphone. A savoir que quand on commence à s’attaquer à une cause, on devrait être irréprochable sur toutes les autres. Alors oui, les hommes aussi peuvent subir des injonctions et être victimes de viol, et OUI, c’est un sujet important, mais c’est tout simplement un autre sujet. L’idée, c’est d’avancer sur les différents sujets, et pas d’en brandir un chaque fois qu’on en évoque un autre, parce qu’on ne peut pas parler de tout à la fois et que ça ne fait pas avancer les choses. Si vous lisez un article sur les injonctions féminines, au lieu de laisser un commentaire sur les injonctions masculines qui ne fera que polluer et détourner le sujet, allez tout simplement lire un article sur les injonctions masculines à la place ! Vous voyez l’idée ?  (à propos de la masculinité, je conseille le compte instagram “tu bandes ?” et la chaîne “vous êtes vraiment sympa“)

5 Il faut se concentrer sur les vrais combats, comme punir les violeurs, au lieu de se prendre la tête sur des détails comme l’écriture inclusive ou le port du soutien-gorge. Pourquoi attendre que l’irréparable soit commis pour se dire qu’il y a un problème dans notre société ? Il faut voir le sexisme comme un continuum, un iceberg dont la partie émergée cache tout un système invisible. Chaque petite manifestation de sexisme ordinaire participe à l’inégalité et à la culture du viol (oui, même cette blague de ton grand-oncle sur la blonde et le plombier que tu trouves quand même un peu drôle, désolée).

Rassemblons-nous au lieu de nous diviser ! 

Je comprends tout ce mic-mac autour du féminisme. C’est dur à admettre, mais moi-même, je n’ai pas envie de porter une étiquette qui me prive souvent de la considération masculine. Je n’ai pas envie que quand on me présente à quelqu’un, on précise “je te préviens, elle est un peu féministe” pour dire poliment que je suis une chieuse. Je n’ai pas envie de porter la responsabilité de cette position dans les discussions alors que je n’aime pas me mettre en avant. 

Mais, j’ai encore moins envie de continuer à véhiculer le sexisme, alors j’accepte de porter l’étiquette “féministe”, car la considérer comme négative c’est laisser le sexisme triompher. 

Gardons à l’esprit que dans un mouvement, il y a toute une palette de personnalités, pas seulement celle qui fait le plus de bruit. Il y a ceux qui collent des affiches, interpellent et provoquent, rassemblent les troupes ; ceux qui passent du temps depuis leur chambre à se renseigner sur le pourquoi du comment, lisent des livres, et aident à véhiculer l’information ; ceux qui se contentent d’être d’accord et d’avoir le courage de le dire quand il le faut ; ceux qui ne font que commencer à s’y intéresser doucement ; etc. Moi-même, je n’ai pas le courage de sortir non-épilée ou de critiquer mes proches car je n’aime pas attirer l’attention et générer le conflit. Je lis un livre ou un article sur le sujet de temps en temps, mais pas souvent, car je préfère lire des fictions que de me souvenir que le monde est moche. Mais pas besoin de crier dans la rue pour être féministe : il suffit de penser que les femmes ne sont pas des paillassons, et vous remplissez les critères. 

Oui, je trouve que certaines féministes vont trop loin et diabolisent les hommes. Non, je ne me reconnais pas dans 100% du mouvement. Oui, je considère que certaines femmes sont assez dérangées ou en manque d’attention pour utiliser le #meetoo par effet de mode. Mais en ressentant ces choses là, c’est de la connerie humaine dont j’ai peur : pas du féminisme en lui-même. Arrêtons de nous tromper d’ennemis : si tous ceux qui s’opposent au sexisme se rassemblaient pour vraiment s’opposer au sexisme, au lieu de se diviser sur des questions métaphysiques, le sexisme ne ferait pas long feu ! 

Ne perdons plus de temps pour vraiment s’attaquer à ce sujet, il concerne quand même la moitié de la population… et l’autre moitié aussi, d’ailleurs. Un monde sans sexisme, ce serait aussi un monde où les hommes pourraient exprimer leurs émotions au lieu de les refouler, passer plus de temps avec leurs enfants… On a parfois l’impression qu’être féministe c’est s’opposer aux hommes, alors que c’est tout le contraire. Les deux sexes sont coupables et victimes du sexisme. Un homme féministe n’est pas un homme efféminé (même si ça ne devrait pas être négatif) : c’est un homme courageux. 

Merci infiniment d’avoir lu cet article avec l’esprit ouvert, ça fait de vous une personne qui participe à créer un monde meilleur et je suis très heureuse de vous avoir dans mon entourage. Prenez soin de vous, soyez patients avec ceux qui n’ont pas eu les bonnes informations, et ne vous fatiguez pas avec ceux qui tiennent très fort à leur mauvaise foi. On se retrouve dans les commentaires pour votre opinion, vos témoignages, vos doutes existentiels ou objections éventuelles !

Elise

Pour aller plus loin : 

  • Livres faciles, rapides et agréables à lire : Libérées ! de Titiou Lecoq, Beyonce est-elle féministe ? de Margaux Collet et Raphaëlle Rémy-Leleu
  • Et pour aller plus loin et comprendre le problème à la racine, je conseille les livres de Mona Chollet : Sorcières, la puissance invaincue des femmes et Beauté fatale
  • Je ne l’ai pas encore lu, mais on conseille souvent pour les hommes spécifiquement Descente au coeur du mâle de Raphaël Laugier 
  • Comptes instagram : Mécréantes, Sorcière ta mère, T’as pensé à
  • Le podcast “les couilles sur la table”
  • Les excellents Ted talks sur le féminisme, notamment celui-ci et celui-là

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