Manifeste pour une écologie moins reloue

4/05/20 | Ecologie, Réflexions

Nous voilà donc au cinquième article de ce blog, et… oui, la main levée au fond ? quoi ? on ne sait toujours pas bien de quoi il parle ? Alors justement, c’est une très bonne intervention, car j’ai mis à jour la page “à propos” pour clarifier un peu tout ça. Voilà, vous savez tout maintenant ! 

Pour les mauvais élèves qui ne sont pas allés lire ce fameux “à propos”, en gros, j’y explique que je veux m’attaquer avec bonne humeur, flegme et élégance aux grandes questions qui se posent à nous quand on essaie d’être un humain du 21ème siècle conscient et heureux. Donc, je ne voulais pas vous laisser une semaine de plus sans prononcer le mot ECOLOGIE. Je ne sais pas si je suis la seule, mais ce mot me soule un peu d’ailleurs. Et comme on va beaucoup en bouffer avec le déconfinement (“non, ne revenons pas à la normale, on doit changer !”), je pense qu’il est temps d’en parler un peu.

J’ai l’impression que le monde se divise en quatre catégories : 

  • les écolos instables, ceux qui se sont beaucoup renseignés et font des efforts depuis pas mal de temps, mais se posent beaucoup de questions et se sentent découragés (j’appartiens à cette catégorie)
  • les non-écolo, ceux qui en ont absolument rien à foutre
  • les écolos-mais-pas-trop, qui sont conscients de la situation et font quelques efforts mais ne veulent pas porter l’étiquette d’écolo car ils savent qu’ils n’en font pas assez 
  • les vrais de vrais, qui en 2020 sont encore plein d’énergie, et portent avec fierté leur titre d’écolo aguerri, achètent des légumes de saison et des céréales bio en vrac, et ont un composteur dans leur jardin. Mais qui polluent quand même vachement, avec leurs portables faits en Asie et leurs trajets en avion. 

Ah, ça vous énerve qu’on vous fasse des reproches ? Vous allez bientôt basculer dans la première catégorie, bienvenue les gars. Venez, on va en parler. Je vais essayer d’identifier les raisons pour lesquelles l’écologie est devenue reloue, et de proposer des solutions.

L’impression qu’on se fait arnaquer

Beaucoup de personnes pensent qu’il faut arrêter avec la sur-responsabilisation individuelle, et ils ont bien raison. Il y a un manque de coordination regrettable entre les politiques et nous, ce qui nous donne la désagréable impression de nous faire arnaquer. On compte seulement sur notre bonne volonté, donc évidemment, comme on n’a aucune contrepartie pour nos efforts et qu’on voit autour de nous beaucoup de gens qui n’ont aucune bonne volonté, on est tenté de se dire que si on fait le minimum, on fait notre part. Mais j’ai l’impression que souvent, il s’agit moins de d’interpeller l’Etat que de montrer quelqu’un d’autre du doigt, n’importe qui. Ce sont assez souvent les mêmes qui disent que c’est à l’Etat de faire des efforts, et qui disent que de toute façon c’est les Chinois qui polluent. 

Léonard de Vinci, Terriens cherchant qui produit les gaz à effet de serre

Ma proposition : 

Voilà, merci Pierrot. Tu as tout dit. Quand on y pense, c’est bizarre de réclamer un autre monde sans être prêt à y vivre. Je trouve ça frustrant et décourageant de toujours penser à ce que les autres devraient faire. Alors oui, revendiquer une politique plus responsable, c’est très important, se plaindre de la sur-responsabilisation, c’est légitime, mais ça ne doit pas nous empêcher de commencer à faire ce qui nous semble juste, genre, maintenant. 

L’impression que c’est un loisir pour les bobos

Donc, comme dit précédemment, à l’heure actuelle, rien ne nous oblige à être écolo à l’échelle individuelle. Disons que c’est recommandé. J’ai l’impression que le message qui nous est transmis, c’est : si ça vous amuse, faites-vous plaisir. Sinon, pas de problème, on va mettre des labels verts avec des petits dessins de feuilles par-ci par-là pour vous donner bonne conscience (ça s’appelle le greenwashing). 

Un exemple auquel vous avez peut-être déjà été confrontés, c’est quand vous achetez quelque chose et qu’on vous propose de rajouter quelques centimes pour compenser l’empreinte carbone de votre achat. Non mais quel est le fuck ? ça veut dire que l’entreprise se verdit seulement avec l’argent de ceux qui se sentent concernés ? Voilà, ça peut sembler anodin mais c’est le genre de choses qui véhiculent l’impression que l’écologie, c’est une option, quelque chose qu’on fait si ça nous amuse, si on a une vie trop confortable et qu’on voudrait y rajouter quelques problèmes.

Ma proposition : essayons de garder les idées claires : le problème, ce n’est pas l’écologie en elle-même, c’est que dans ce monde, tout est business. S’il y a de l’argent à se faire sur la “mode écolo”, alors les marques ne s’en priveront pas ! Sur le chemin ardu de l’écologie, on essayera tous les jours de vous prendre pour un pigeon, d’utiliser vos belles intentions pour vous faire dépenser de l’argent (ce qui est très triste, mais c’est la vie). Dites-vous qu’il y a des gens dans la com dont le métier est de vous convaincre qu’il vous faut absolument des pailles en bambou ou des tote bag en coton bio pour sauver le monde. Alors, je propose qu’on garde la tête froide, qu’on identifie ces marques qui font du greenwashing et nous prennent pour des pigeons, pour les boycotter allègrement. Et surtout, ne les laissons pas définir l’image de l’écologie. 

L’impression que c’est compliqué

Par manque d’information claire, on disperse notre énergie. On se pose des questions existentielles, est-ce qu’il vaut mieux du bio sous plastique ou du conventionnel en vrac ? Du poulet local ou du tofu qui vient de loin ? Je rêve qu’on mette en place un code couleur qui nous indique si oui ou merde c’est mieux d’acheter ce citron français sous plastique ou ce citron sicilien en vrac. Mais non, c’est à nous consommateurs de chercher désespérément les informations, de les deviner parfois, et de s’arracher les cheveux en apprenant dans la même journée que l’huile de coco c’est génial et qu’en fait non arrêtez tout c’est pire que l’huile de palme. Il n’y a rien de plus frustrant que de mettre plein de bonne volonté pour faire de son mieux alors que rien ne nous y oblige, et de se rendre compte qu’on avait tout faux. Et un beau jour on se souvient comme notre vie était simple et innocente avant d’être écolo, et on a envie de tout abandonner.

Surtout que les gens qui ont des grandes théories sur tout se feront un plaisir de mettre le doigt sur vos incohérence. Je me rappelle d’un jour où j’expliquais à un ami sceptique où je trouvais les fameuses protéines sans manger de viande, et il m’a arrêté pour me dire : “non mais tu sais qu’il faut QUATRE LITRES d’eau pour produire UNE SEULE amande ?”. J’ai eu envie de pleurer, mais je me suis retenue, pour pas gâcher encore plus d’eau.

Ma proposition : Soyons indulgents, arrêtons de nous flageller et gardons notre énergie pour continuer sur le long terme. C’est difficile de mettre en place de nouvelles habitudes, mais une fois qu’on a pris le coup, la vie redevient aussi simple qu’avant. Ce qui me remonte le moral, c’est de me dire qu’aucun effort ne sera perdu. Toutes les erreurs qu’on fait, même si elles sont désespérantes sur le moment, nous donnent une expérience qu’on pourra partager. Quand on atteint un certain level dans le game, les jeunes padawan de l’écologie viennent nous poser des questions, et on peut leur éviter de faire les mêmes erreurs. Ainsi, j’aime penser que l’écologie deviendra de plus en plus simple et naturelle pour les générations suivantes. 

Manet, Transmission paternelle de la recette du Hummus

Ah, et aussi, arrêtons avec la guerre des chiffres (cf l’amande ci-dessus). Ces chiffres ont certainement été calculés de manière scientifique un jour, mais on n’a pas forcément toutes les clés pour les interpréter, et selon le contexte on peut les utiliser pour faire croire ce qui nous arrange. Il n’y a rien de plus contre-productif qu’un végane et un omnivore qui se battent sur la quantité de CO2 produit par tel ou tel produit. Laissons les chiffres là où ils sont, c’est-à dire dans leur contexte et entre de bonnes mains. 

Ce qui m’amène à un conseil crucial : choisissons nos sources. A lire trop de choses différentes, peu fiables, contradictoires, on a l’impression qu’on en sait de moins en moins. Soyons clairs : vous ne trouverez pas de réponses fiable à la télé, sur mariclaire.fr, ni en débattant avec des interlocuteurs de mauvaise foi (qui déploient une énergie incroyable pour avoir raison, c’est assez dingue). Vous les trouverez dans des livres, des blogs et des documentaires que vous aurez sélectionné pour leur rigueur, leur qualité et leur éthique, et en discutant avec des amis bien renseignés (j’insiste). Essayer d’analyser nous-mêmes les études et les chiffres qu’on voit par-ci par-là, c’est un travail à plein temps qui nous mène souvent à l’erreur quand on le fait nous-mêmes. Il y a des gens dont c’est le métier, et qui font ça très bien. Faisons-leur confiance !

Mes blogs préférés sur le sujet :

  • La Révolution des tortues : c’est simple, il cumule toutes les qualités : drôle, non-genré, honnête et plein de bon sens. Si vous avez l’impression de ne pas vous reconnaître dans l’écologie, c’est sans doute parce que vous n’avez pas encore découvert Anaelle.
  • Antigone XXI : Ophélie travaille dans la recherche universitaire, et ça se ressent dans la qualité de ses articles, qu’elle écrit avec justesse et rigueur, mais aussi avec une très belle plume. J’ai une reconnaissance éternelle pour ce blog qui a été mon point de départ écolo.
  • Echos verts et Ça commence par moi : je ne suis pas forcément pour l’idée de diviser l’écologie en une infinité de petits gestes, car on perd facilement le sens des priorités, mais ces blogs très bien faits ont l’avantage de l’exhaustivité, donc sont de véritables mines d’or si on cherche une information en particulier.

L’impression que c’est un truc de bonne femme

L’écologie a tendance à faire ressortir l’inégalité du partage des tâches domestiques entre les hommes et les femmes, en venant s’ajouter à la charge mentale de ces dernières (je m’en suis rendue compte grâce à cette excellente vidéo de Coline). Même si on a l’impression que ce modèle appartient au passé, de fait, les femmes se sentent toujours plus responsables que les hommes quand elles voient une chaussette échappée du panier de linge sale. Même si, bien sûr, ce n’est pas comme ça dans tous les couple, et de grands progrès ont été faits, les femmes ont toujours dans l’inconscient collectif le rôle de celles qui prennent soin (des enfants, du foyer, du bien-être d’autrui, etc.). Alors, c’est tout naturellement qu’elles sont désignées pour prendre soin de la planète. Déjà, parce que ce qui est dangereux pour l’environnement l’est souvent pour la santé, et qu’elles se sentent plus responsable de la santé de leurs enfants, mais aussi parce que toutes les injonctions féminines habituelles se compliquent avec les injonctions écologiques (adieu cire à épiler, cotons démaquillants jetables…). Et surtout, parce que l’écologie à l’échelle individuelle concerne principalement les tâches quotidiennes (alimentation, nettoyage, etc.), qui sont beaucoup plus prises en charge par les femmes.

David Ridgway Knight, Femmes attendant que leurs mecs mangent des yaourts au soja

Ma proposition : Si vous êtes un homme et que vous pensez que cuisiner du tofu et vous renseigner sur la toxicité de l’eau de javel est une insulte à votre virilité, et que les femmes le font parce que ça les amuse, c’est bien simple, commencez par essayer de connecter vos neurones pour comprendre que c’est ridicule. Puis, deuxième étape, sortez-vous les doigt du cul. 

Si vous êtes une femme et que vous avez l’impression d’être la ministre de l’écologie du foyer, communiquez avec votre partenaire en lui expliquant votre ressenti (ça le touchera sans doute plus que les reproches). Partagez avec lui les ressources qui vous ont amenées à changer votre mode de vie (articles, documentaires, etc.). Souvenez vous que si la situation est comme ça, ce n’est pas à cause de lui mais des stéréotypes qui nous collent au corps depuis la naissance, qu’il faudra déconstruire petit à petit.

Et, aussi, essayez de faire la part des choses : si la répartition de la charge mentale est inégale, ce n’est peut-être pas seulement parce que l’homme n’en prend pas assez, mais aussi parce que vous en prenez trop. On ne peut pas forcément faire de l’écologie notre métier à plein temps, alors à moins qu’elles vous procurent du plaisir, abandonnez les tâches qui vous prennent le plus de temps sans avoir un gros impact, comme fabriquer vous-mêmes des cosmétiques ou du lait végétal. 

L’impression que c’est tout ou rien

Il semble que si on trempe un petit orteil dans l’océan de l’écologie, il va falloir s’y immerger jusqu’au cou. Pour quelque obscure raison, on ne m’a jamais plus reproché de prendre l’avion que depuis que je suis végétarienne. Quand on pense écologie, on pense notamment zéro-déchet et végétarisme : et à moins d’être passionné par ces problématiques, ce sont des étiquettes qui mettent une sacré pression. Vous aurez beau faire vos courses en vrac, il vous suffira d’ajouter un pauvre petit paquet de biscuit à votre panier pour ne plus mériter exactement l’appellation “zéro déchet”, tout comme un petit bout de fromage vous fera perdre votre badge d’appartenance à la secte végane. Alors, foutu pour foutu, autant acheter autant de paquet de biscuits et manger autant de fromage qu’on veut, non ?

Ma proposition : 

Merci Pierrot, décidément, on devrait t’écouter plus souvent.

Pour ce qui est des étiquettes, personne n’a envie d’en porter, ça fout une pression dont on pourrait bien se passer. Mais en fait, c’est la nature du langage de réduire des choses infiniment subtiles et variables, à des étiquettes figées. Sinon, on ne pourrait pas communiquer ! C’est à la mode de rejeter les étiquettes, mais je pense que le problème ne vient pas des étiquettes elles-mêmes, mais de l’usage qu’on en fait quand on les prend comme prétexte pour se juger et se mettre la pression.

Imaginez qu’il y a d’un côté le véganisme, et de l’autre votre oncle Raoul qui mange du saucisson à tous les repas. On a l’impression qu’entre les deux, c’est le grand vide, avec juste l’étape intermédiaire du végétarisme. Alors qu’en fait, il y a tout l’univers des possible entre les deux, mais on ne peut juste pas inventer un mot pour chaque cas particulier. Alors je propose qu’on arrête d’avoir peur des mots, et qu’on les utilise pour communiquer, ce qui est leur fonction première si je ne m’abuse, et pas pour définir notre identité. Donc, au lieu de se focaliser sur “je suis végane”, “je suis zéro-déchet”, “je suis écolo”, donnons les informations que nos interlocuteurs ont besoin de savoir : “je mange végane chez moi”, “je diminue mes déchets”, etc. 


Voilà, si je vous parle de ces écueils, c’est parce que je suis tombée dedans la tête la première, tous sans exception. J’ai eu un espèce de ras-le-bol et j’ai renoncé à beaucoup de choses, j’ai fait comme un grand pas en arrière (certains appellent ça le burn-out écolo). Et c’est vraiment dommage d’en arriver là ! Aujourd’hui, je veux y revenir, mais en faisant les choses un peu autrement, en utilisant mon énergie plus intelligemment pour ne pas l’épuiser dans tous les sens. La route est longue, je dois déléguer ma charge mentale féminine, mieux identifier ceux qui veulent me pigeonner, et faire du tri dans mes sources d’information. Mais ce n’est pas un problème, à partir du moment où on ne la voit pas comme un chemin de croix, mais comme un voyage passionnant dont on retire beaucoup de positif. 

Avec le confinement, on entend beaucoup dire qu’il ne faut pas revenir au monde d’avant, que tout doit changer. Ce qui est vrai. Mais quand je pense à toutes ces choses qui ont bien failli me décourager, je me dis que si je partais de zéro et que je devais me lancer dans l’écologie aujourd’hui, alors que les informations contradictoires fusent plus que jamais, que la pression est à son maximum et que la tendance est à rejeter toute la faute sur les autorités supérieures, eh bien, ça ne me ferait pas rêver et je préférerais peut-être faire comme beaucoup de gens, me protéger derrière un cynisme détaché. C’est pour ça que j’ai écrit cet article. J’espère qu’il vous donnera l’espoir d’une écologie moins reloue, car c’est à nous de la réinventer. Alors que vous soyez comme moi un ancien qui ne sait plus où il en est, ou un moussaillon qui se sent désespéré avant même d’avoir commencé, haut les coeurs ! Ne laissons rien ni personne en faire cette espèce de hobbie relou, et ramenons-la à ce qu’elle devrait être : tout simplement, la norme.

6 Commentaires

  1. Laurène

    Des mots très justes que je viens compléter avec mon expérience d’ancienne : quand j’étais ado le réchauffement climatique était un truc de scientifiques qui ne nous concernait pas vraiment, et au mieux un bon sujet d’exposé d’anglais. On éteignait la lumière en sortant de la pièce et mettait son chewing-gum à la poubelle pour sauver les bébés phoques, et la vie continuait. 10 ans plus tard, je vois ces anciens ados promener leurs bocaux dans les épiceries bio et leur culpabilité chez le boucher (« Je mange de la viande une fois par semaine, mais je prends de la qualité »), et ne jurer que par le covoiturage ou le TGV. Les ados d’aujourd’hui savent qu’ils sont nés sur une planète abîmée que les adultes attendent qu’ils réparent. Et pendant ce temps, du gras a coulé sous les pontages et le cardiologue de l’oncle Raoul lui rappelle qu’il va falloir passer au tofu dégraissé vite fait. Les mentalités ont changé en 10 ans et changeront encore énormément, merci au Fouzitou pour y contribuer.

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    • Elise

      Merci beaucoup pour ton témoignage qui complète mon article avec des images très justes (et tu écris très bien). J’ai cette même impression que tout a changé, on n’est pas si anciennes pourtant ! J’espère que mes articles continueront à t’inspirer, c’est très motivant 🙂

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  2. Justine

    Très bon article qui fait écho à la discussion que nous avons eu. Personnellement, j’aimerais faire mieux que le tri des déchets ou l’économie de déchets inutiles (cotons-tiges, cotons démaquillants ou même tampons et serviettes hygiéniques) mais comme tu le dis c’est difficile ! Entre la diminution des déchets, la préconisation d’acheter local, se battre pour ne pas manger n’importe quoi (huile de palme en première ligne) voilà qui complique la vie. Peut-être parce que je ne m’y suis jamais penchée véritablement dessus, je n’ai simplement pas de repères c’est notamment pour cela que je demande parfois conseil à une amie avisée et au courant (n’est-ce pas ?). Mais oui c’est dur d’être écolo, et finalement être écolo c’est trop de choses à la fois, il faut vraiment se lancer dedans sans avoir peur mais seul c’est dur !
    Bref, un article très intéressant qui reflète un peu ce que l’on ressent, aujourd’hui on achète du “bio” mais finalement, ça ne veut plus rien dire.

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    • Elise

      Eh oui c’est précisément pour ça que je l’ai écrit parce que je vois des personnes comme toi qui aiment pas se voiler la face et ont plein d’énergie pour agir… mais qui ont du mal à se considérer “écolo” parce que c’est devenu une étiquette pesante et qu’on a l’impression qu’il va falloir y passer tout son temps et son énergie. Et comme je vois comme je galère parfois, franchement je comprends. Mais comme tu dis, la clé c’est sans doute de ne pas être seule, de faire ça à plusieurs en partageant nos avancées et nos erreurs. Hésite jamais à me demander de l’aide, ça me fera toujours hyper plaisir même si je suis bien loin de la perfection 😀

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  3. Laureline

    Super article! Et super blog! Merci Elise pour ces pensées, ces images et ce recul que tu as sur les choses et les évènements. Une bien belle énergie! Keep going <3

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    • Elise

      Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire Laureline ! Ça me rend extrêmement heureuse de savoir que l’énergie que j’essaie de partager est reçue 🙂

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